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Histoire de la radio

 

Thalès de Milet

Ce fut un grec philosophe et savant.

En 600 avant JC, il fallait être un grand savant pour énoncer ces théorèmes sur la similitude des triangles.

Mais que vient-il faire ici ?

E L E C T R O N

Ce savant fut le premier à découvrir une des propriétés de l'électrostatique.

Vous avez tous frotté votre stylo sur votre manche en laine et attiré des bouts de papiers !

Bien sur les stylos n'existaient pas encore, et Thalès frottait de l'ambre jaune (celle des bijoux) et attirait des corps légers, moëlle de sureau...

Et, en grec ancien,  ELECTRON désigne L'AMBRE JAUNE.

Et c'est ainsi que l'on doit à Thalès de Milet l'origine des mots: ELECTRICITE, ELECTRON, ELECTRONIQUE...

L'histoire de la radio c'est l'histoire de la communication entre les hommes, et pour attendre qu'elle soit universelle, rapide et efficace, il faut attendre le 19ème siècle pour que l'on sache fabriquer, utiliser cet agent puissant, obéissant et rapide, facile et qui se plie à tous les usages...

AVANT L'ELECTRICITE

Sans électricité, la transmission des sons à grande distance s'est avérée impossible. Aussi les hommes eurent-ils recours à des signaux conventionnels, parfois très complexe. En langage moderne nous dirions "codés".

Pour le canal de l'oreille, c'est le tam-tam dont le rythme communique et vite, les nouvelles d'une tribu, d'un village à l'autre. Mais dès l'antiquité, on eut recours à des signaux optiques.

C'est ainsi que communiquaient les romains, grâce à une série de tours où l'on agitait des feux. Nous sommes en l'an 114.

Un alphabet peut ête élaboré à partir de la position des bras. (comme les marins en agitant de petits drapeaux d'un bord à l'autre).

C'est Claude CHAPPE (1763 - 1805) qui inventa en 1791 le télégraphe optique. Ce n'était plus les bras de l'homme, mais de grands leviers au sommet de tours qui envoyaient selon un code, les messages.

 

La première liaison Paris-Lille eut lieu en 1794.

Les positions des bras permettaient l'envoi de 196 signaux différents, les tours étaient éloignées d'environ 12 kilomètres. En 1855, 29 villes françaises étaient desservies, et TOULON pouvait recevoir un texte de Paris en 25 minutes.

 

Tour ronde (dessin original)

en savoir plus sur le télégraphe Chappe

 

ARRIVEE DE L'ELECTRICITE

 

Que de noms, que de savants, que de chercheurs ! Dès l'an 500, les chinois découvrent la boussole, mais savaient-ils qu'il s'agissait de magnétisme, phénomène électrique ?

Benjamin FRANKLIN (1706 - 1790) savait, lui, que les éclairs étaient des décharges d'électricité. Il le démontra en 1752 en inventant le paratonnerre.

L'allemand Guericke, en 1750, créait la première machine électrostatique; vers la même époque (1746) le hollandais Musschenbroek inventait le premier condensateur, la bouteille de Leyde".

Le 18ème siècle, comme pour les sciences, fut la grande époque du développement de l'électricité.

Galvani, fin 18ème, puis Volta, Coulomb, Ohm, Gramme, Oersted, Watt, Davy, apportèrent leur contribution à cet édifice. Mais, citons surtout pour la radio:

- André Marie AMPERE, français, (1755 - 1836), car nous lui devons l'électrodynamique et l'électromagnétisme.

- Michaël FARADAY, britannique, (1791 - 1867), qui établit les lois de l'induction.

- Lord KEVIN (ou Sir William THOMSON 1824 - 1907) qui définit en 1853 les lois sur les décharges oscillantes et les circuits accordés.

Et, pour fabriquer des émetteurs, au début, il fallait savoir fabriquer des étincelles électriques...

Il y eut WIMSHURST et sa machine électrostatique en 1878 dont BRANLY allait de servir.

Puis le français BREGUET et l'allemand RUHMKORFF mirent au point en de 1841 à 1851, ce générateur à haute tension qu'est la bobine d'induction et qui sert encore sur certaines voitures à faire naître les étincelles des bougies des moteurs.

Théoriciens, praticiens, ils ont permis à d'autres chercheurs de découvrir un jour... les ondes.

LE TELEGRAPHE 'ELECTRIQUE

Dans la première moitié du 19ème siècle, la connaissance des phénomènes électriques était suffisante pour que naisse le télégraphe électrique.

Un américain, artiste peintre, eut les idées qui permirent cette invention: SAMUEL MORSE (1791 - 1872), un jour qu'il revenait d'Europe, et créa l'alphabet qui porte son nom. C'était le 18 octobre 1832.

Mais si la première ligne fut exploitée entre Washington et Baltimore en 1844, il fallut attendre 1850 pour franchir la mer entre Douvres et Calais.

En 1854, l'adoption du procédé fut officialisé en France.

Puis, depuis Calcihaven (Irlande), jusqu'aux Etats Unis le Great-Eastern posa le premier cable transatlantique qui fut inauguré en 1858. L'Europe et l'Amérique pouvaient communiquer en quelques fractions de secondes.

 

LES ONDES ET LES GRANDS PIONNIERS

Pour passer du télégraphe à la TSF, il n'y avait plus qu'à couper le fil et le remplacer par les ondes, qu'il fallut découvrir, créer, utiliser. Cinq savants sont au départ de cette merveilleuse aventure.

  1. James Clerk MAXWELL (1831 - 1894) établit les équations de Maxwell qui pouvaient s'appliquer à des ondes autres que les ondes lumineuses. Maxwell l'avait calculé, des courants alternatifs pouvaient donner naissance à des ondes, qui allaient rebondir dans l'espace, et comme la lumière, se réfléchir, se diffracter, etc...
    Ces ondes, il restait à les créer, les déceler, les utiliser pratiquement.
  2. Heinrich HERTZ (1857 - 1894) voulut créer des ondes avec des étincelles. Il le fit grâce à une bobine de RUHMKORFF, et avec son "résonnateur", un cerceau conducteur (mais coupé), mettant en évidence, grâce à des étincelles survenant au point de coupure, l'existence des ondes, il put vérifier physiquement que Maxwell avait raison. mais ces ondes étaient décelées à 5 ou 10 mètres.
  3. Edouard BRANLY (1844 - 1894) réalise les 18 et 20 novembre 1890 l'expérience fondamentale de la radioconduction et la communique le 24 novembre à l'Académie des Sciences. Branly constate que dans un circuit comprenant une pile Daniell, un galvanomètre et des conducteurs particuliers formés soit de limailles métalliques placées dans un tube de verre entre deux tiges conductrices, soit d'une couche très mince de cuivre porphyrisé (réduit en poudre) étendu sur une plaque d'ébonite et polie au brunissoir, il ne passe le plus souvent qu'un courant insignifiant; mais il y a une diminution brusque de résistance accusée par une forte déviation de l'aiguille du galvanomètre, quand on vient à produire dans le voisinage du circuit une ou plusieurs décharges électriques. " J'ai pu constater cette action à plus de 20 mètres, alors que l'appareil à étincelles fonctionnait dans une salle séparée". Le tube à limaille est sujet à un autre effet caractéristique, qui le rend intéressant: sa résistance initiale est rétablie par un choc mécanique sur l'appareil ou sur son support. La "variation de contuctibilité" est donc réversible, et réitérable. Son appareil de détection est plus connu maintenant sous le nom de "cohéreur".
  4. Olivier LODGE (1851 - 1940) vérifie et refait les expériences de Hertz. Avec le radio conducteur de Branly, Lodge allait pouvoir faire des expériences plus faciles qu'avec le résonnateur de Hertz. Pensant (à tort) que les ondes agglutinaient les éléments de poudre métallique, il rebaptisa le radio conducteur, "cohéreur", c'est ce dernier nom qui est resté. Il pensa que l'émetteur et le récepteur devaient être réglés sur la même longueur d'onde. C'était la "SYNTONIE" (brevet de 1897). Après l'application de ce dernier point, portée et sensibilité pouvaient être augmentées. Enfin, il élimina un léger défaut du radio conducteur: en effet, une fois l'onde passée, ce dernier restait conducteur. Il fallait lui donner un petit choc pour lui rendre ses propriétés initiales. Lodge réalisa l'automatisme de ce petit choc.
  5. Alexandre POPOV (1859 - 1906) se dit, en tant que météorologue russe, que le radio conducteur pouvait lui permettre de détecter les étincelles d'un orage. en 1894 et 1895, il utilisa l'appareil de Branly, branché sur un paratonnerre, pour déceler les orages à venir. Mais un paratonnerre, c'est un long fil "l'antenne". Et aussi on le lui doit, avec une bonne prise de terre. puis, aidé par le français Eugène DUCRETET, il réalisa le 24 mars 1896, une première liaison télégraphique: Henrich HERTZ furent les premiers mots transmis. Que tout ceci ne nous fasse pas oublier les "longues tiges métalliques" notées par Branly, pour améliorer les expériences, dès le 12 janvier 1891.

 

ET LA T.S.F. VINT

Eugène DUCRETET construisait des instruments de physique comme les premiers appareils à rayons X. Et puis, plongé dans l'ambiance de cette fin de siècle, où il connut Branly, Curie, Roetgen, d'Arsonval, Poincaré, il se mit à réaliser avec ses appareils, la première émission télégraphique en France au dessus de la capitale. Le 5 novembre 1898, après quelques mois d'essais, ce fut entre la tour Eiffel où l'assistait Ernest Roger et le Panthéon, la première liaison. C'était de départ de la télégraphie sans fil en France. Des 4 km on passa très vite à 7 km entre le Sacré Coeur et l'église Ste Anne. Enfin en septembre 1899, une liaison marine de 42 km avait lieu en Bretagne: à cette occasion, Ducretet télégraphiat à TISSOT: " RETOUR VOYAGE-DITES A MINISTRE QUE NOUS FERONS AUSSI BIEN QUE LES ANGLAIS-AVEC CREDITS...AMITIES-DUCRETET" car, déjà, il y avait des problèmes de crédits...il y avait aussi les anglais, concurrents en la personne de...

Gugliemo MARCONI (18974 - 1937), de père italien et de mère irlandaise eut comme professeur de physique RIGHI qui avait précédé les expériences de Hertz et de Branly. A 21 ans, Marconi réalisa ses premiers appareils et en 1895, il réussissait dans une propriété de ses parents, une transmission sur 2400 mètres de distance. Mais ses compatriotes ne s'interessaient pas à ses recherches, aussi un an plus tard, il partait en Angleterre. Aidé par Sir William PREECE, il put faire ses premières démonstrations. 3km, 13 km, 15 km...assez pour qu'il se décide à fonder la "MARCONI'S WIRELESS TELEGRAPH AND SIGNAL COMPANY". La transmission télégraphique de résultats de régates (premier reportage sportif par TSF) à 32 km de distance, une liaison terre-mer établie pour le Prince de Galles, donnèrent à Marconi des encouragements. Perfectionnant sans cesse ses appareils, il réalisa le 28 mars 1899, la première liaison télégraphique entre l'Angleterre et le continent, entre Douvres et Wimereux (50 km !) Ainsi avant Blériot, les ondes pour la première fois franchissaient la Manche. Le texte du télégramme fut (SIC) :

MR MARCONI ENVOI A MR BRANLY SES RESPECTUEUX COMPLIMENTS PAR LE TELEGRAPHE SANS FIL A TRAVERS LA MANCHE-CE BEAU RESULTAT ETANT DU EN PARTIE AUX REMARQUABLES TRAVAUX DE MR BRANLY.

Mais, Marconi, homme de recherches ne s'en tint pas là. Mettant définitivement en application la syntonie essayée par Lodge, il battit ses propres records de distance. En 1901, on en était à 300km. Le 12 décembre 1901 avec la collaboration de J.A. FLEMING (1849 - 1945), il réalisa entre les Cornouailles (émetteur de 10 kw à Poldhu) et Terre-Neuve (Signal Hill), la première transmission de 3400 km.

5 ans après, l'Atlantique était franchi !

La T.S.F. était arrivée! Cependant, il restait beaucoup à faire. Et les savants, les chercheurs, les ingénieurs participant à cette nouvelle science furent de plus en plus nombreux dans le monde. En France, l'un d'eux, par ses inventions, ses applications, fit faire à la TSF de grands progrès, avant d'être un des pionniers de la Radiodiffusion.

Le 28 mars 1899, un jeune capitaine, ingénieur de l'école polytechnique, assista à Wimereux, à la première transmission à travers la Manche par Marconi. C'était Gustave FERRIE (1868 - 1932) qui faisait partie de la délégation officielle. Spécialisé dans la télégraphie, chercheur, ingénieur, Ferrié se lance dans la TSF et l'applique à l'armée.

Tout d'abord, il invente en 1900 le détecteur électrolytique. Il s'agit d'un petit bocal contenant de l'acide dilué. Convenablement posée dans le bain, des électrodes ne laissent passer le courant électrique que dans un sens (plus tard, la galène allait faire de même). Grâce à ce système, on put se passer du télégraphe enregistreur à bande et écouter les messages au casque; ce fut le début de la lecture au son que pratiquèrent tant de pionniers, amateurs ou professionnels.


Hormis l'appui du ministre de la guerre, Charles-Louis de Saulce de Frycinet, l'armée ne prenait pas au début, très au sérieux les travaux de Gustave Ferrié. En plus il ne disposait pas de crédit pour la TSF militaire.
Hélas pour les Antillais, l'éruption de la montagne Pelé en 1902 coupa la Martinique de la Guadeloupe en coupant le cable sous-marin. grâce à la TSF, Ferrié put rétablir la liaison.

En 1903, Gustave EIFFEL met à la disposition de Ferrié sa tour. C'est certainement ce qui permit la survie de ce monument qui devait être démonté. De nos jours encore, elle permet la diffusion de la radio et de la télévision.

Elle devint ainsi une station d'émission qui prit de l'importance: 5 kw en 1910. Paris fut ainsi audible à 3000km le jour et 5000 km la nuit !

La période 1900 - 1920 vit un essor prodigieux de la TSF. L'armée, les PTT, la marine s'y intéressèrent et permirent son développement.

N'oublions pas les 712 passagers du TITANIC qui furent sauvés en 1912 grâce à la radio.

Pendant cette période on chercha à trouver un équivalent au cohéreur de Branly.

Marconi essaya et utilisa un détecteur magnétique (1902). C'est aux américains DUNWOODY et PICARD, qui essayèrent toutes sortes de cristaux, que de nombreux amateurs purent, à partir de 1910, construire ce récepteur simple qui utilise un cristal de sulfure de plomb. Ainsi le poste "à galène" était né.

 

Cristal de galène

Poste à galène

Mais une invention majeure allait bouleverser la radio, ouvrir bien des horizons à la diffusion de la musique, de la voix, de sons: la lampe de radio

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