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1873 - 1941

1862 Un français, l'abbé Florentin Giovanni CASELLI transmet une image fixe de Paris à Amiens par un procédé de photo télégraphie par fils.

 1873 MAY découvre la photo sensibilité du sélénium, métalloïde extrait de la zorgite,sélénure de plomb en provenance de l'Argentine. Ce corps se présente à l'état amorphe ou cristallisé rouge ou gris; de densité 4,4 à 4,8. Il a la propriété remarquable d'avoir une conductibilité qui varie dans de grandes proportions sous l'influence des radiations calorifiques ou lumineuses.
 1875 De KEER constate qu'un diélectrique placé dans un champ électrique devient bi-réfringent (voir cellule de Keer). Son expérience initiale met en jeu un tube de verre contenant du sulfure de carbone et deux armatures de condensateur. Cette cellule électrique interposée entre deux nicols croisés, c'est à dire ne laissant pas passer le rayon lumineux, le fait réapparaître avec intensité variable suivant la valeur de la tension appliquée aux bornes du condensateur.
CAREY préconise l'emploi de cellules au sélénium sous forme de mosaïque à la façon de l'oeil composé des insectes.
1877 AYRTON et PERRY poursuivent les travaux de Carey

1880 Maurice LEBLANC conçoit un analyseur ingénieux comportant deux miroirs fixés à deux diapasons vibrant respectivement à 10 et 500 périodes à la seconde. Le spot issu du système décrit l'image suivant une figure de lissajous. La définition est de 50 lignes reproduites 20 fois à la seconde.

1881 Constantin SENLECQ qui était notaire à Ardres (Pas de Calais) imagine un système de transmission d'images, le télestrocope; ses idées ne seront reprises qu'en 1927
1883 EDISON réussit ses premières expériences d'émission électonique dans une ampoule à vide.
HALLWACHSdécouvre que la lumière ultra-violette décharge un condensateur chargé négativement. C'est l'effet photoélectrique mis en évidence. L'année suivante, Geitel et Helsters constatent une émission photoélectrique des métaux alcalins: potassium, sodium, rubidium et caesium.
1883 Année mémorable de la télévision naissante, NIPKOW réalise un disque percé de trous suivant une spirale. Cette roue tournant à grande vitesse devant une source lumineuse projette sur un écran une tache éclairée.

1887 Le physicien allemand HERTZ constate que les étincelles qu'il faisait éclater entre les deux sphères d'un oscillateur, chargées électromagnétiquement, produisent également des étincelles à distance, aux bornes d'un cercle métallique interrompu, ou circuit oscillant. C'est la découverte des ondes électromagnétiques de T.S.F. et que l'auteur attribua au début à des effets d'utra-violet.
1888 HERTZ poursuit ses expériences et met en évidence "le rayonnement électrique"(ondes amorties) produit par un courant traversé par un courant variable.

1889 Lazare WEILLER, ingénieur français, remplace la roue de Nipkow par une roue comprenant une série de miroirs d'inclinaisons différente.

1890 BRILLOUIN perfectionne la roue de Nipkow et remplace chaque ouverture de la spirale par une lentille convergente. Il en résulte de grosses difficultés mécaniques qui restèrent imparfaitement résolues. Le procédé permettait par contre une meilleure concentration du faisceau qui détermine le spot d'analyse ou de synthèse. Le disque de Brillouin a, comme celui de Nipkow, autant d'ouvertures à lentilles que de lignes d'exploration.

1897 Ferdinand BRAUN va révolutionner ce qui sera le 20ème siècle. En 1874 il avait découvert l'effet redresseur du cristal de sulfure de plomb (la galène). C'est la base de nos deux composants électroniques modernes : la diode et le transistor. En 1897 il invente le tube de BRAUN , qui deviendra le tube cathodique

1900 LENARD et MERITT montrent que l'effet photoélectrique est une émission d'électrons sous l'influence de la lumière.
1904 Sir John Ambrose FLEMING crée la première diode à vide (ou valve) capable d'utiliser l'effet d'Edison à la détection des ondes hertziennes.
WEHNELT découvre les propriétés de la cathode qui porte encore son nom et qui est contituée par une couche d'oxyde de baryum,de strontium et de calcium.

1905 RIGNOUX et FOURQUIER créent une mosaïque au sélénium, comprenant 64 cellules émettrices dont chacune est reliée par un double fil électrique à un écran composé également de 64 cases occultables par volets.

1907 L'inventeur russe Boris ROSING élabore un système ayant un tube cathodique comme intégrateur d'images. A l'émission le balayage unidirectionnel était assuré par deux tambours octogonaux (roues à miroir de Weiller),l'un horizontalement(lignes) à grande vitesse, l'autre verticalement (images) à vitesse lente.
1908 CAMPBELL-SWINTON suggère l'emploi de l'oscillographe cathodique tant à l'émission qu'à la réception.
1910 Premières tentatives de LOMON et COMANDON de photographies d'écrans fluorescents à usages radiologiques.
1911 Boris ROSING émet pour la première fois le principe de modulation de la lumière par vitesse variable du spot.
Premières applications de l'oscillographe à corde éffectuées par le Profeseur
KORN et reprises ultérieurement par la société LORENTZ. Les établissements BELL ont développé l'idée sous le nom de soupape lumineuse.
1912 La fabrique de lampes COSSOR construit les premiers oscillographes de laboratoire.
1916 Denes von MIHALY dépose le premier brevet d'enregistrement du son en vue du cinéma sonore.

1917 NICHOLSON utilise pour la première fois l'oscillographe à des applications de télévision.

1918 HULL crée son "dynatron" qui utilise avec profit l'émision électronique secondaire des tubes à vide, émission considérée comme gênante jusqu'à cette date. Cette découverte va permettre 15 années plus tard à ZWORYKIN de mettre au point son fameux multiplicateur d'électrons, un des organes de la télévision moderne. Le dynatron de Hull comportait une plaque perforée faisant fonction de grille et qui laissait passer par les ouvertures le bombardement électronique jusque sur la plaque. Celle-ci étant à un potentiel positif moindre que celui de la grille lui renvoyait une partie des électrons primaires plus une grande quantité d'électrons nouveaux détachés de la plaque par bombardement. Dans certaines conditions, le dynatron de Hull transforme un électron primaire en 20 électrons secondaires.

1921 SCHOULTZ a repris les travaux de Campbell-Swinton et leur a donné une forme telle que Zworykin, quatre ans plus tard, pourra passer aux réalisations.
1922
Travaux de VALENSI sur la télévision avec analyseur cathodique.
1923 Recherches de DAUVILLIER utilisant également l'oscillographe cathodique. BAIRD, ingénieur anglais sort son télévisor.
Inspiré du disque à lentilles de
Brillouin, le télévisor comportait deux spirales de chacunes 8 lentilles et tournait à 300 tr/mn, sous l'action d'un moteur synchrone. L'image était donc de 8 lignes, mais chacune d'elle divisée en 50 éléments grâce à une deuxième roue perforée en spirale. l'inertie de la cellule de sélénium était rompue par un interrupteur de lumière tournant à 400t/mn. La définition de l'image obtenue était donc très sommaire, puisque ne comportant que 400 points.

1924 JENKINS travaille sur la télévision en collaboration avec MOORE, le créateur des lampes au néon. ils utilisaient une lampe cratère,mais les meilleurs tubes ne pouvant dépasser 40.000 périodes-secondes se sont vite révélés impropres à la télévision.
La même année,
BARTHELEMY met au point un système original d'analyse par deux disques perpendiculaires.
1925 DAUVILLIER réalise son téléphote inspiré de l'analyseur Leblanc. L'appareil d'émission utilisait une cellule photo électrique au rubidium avec amplificateur à lampe. Le récepteur actionné par oscillographe cathodique donnait déjà des images intéressantes.
Zworykin, ingénieur de la Westinghouse, prend son brevet de l'iconoscope, pièce essentielle des émisions présentes. Sa société américaine lui crée très intelligemment un laboratoire avec service Télécinéma-Télévision.

1926 VON MIHALY en Allemagne et HOLWECK en France étudient des systèmes analogues de balayage par miroirs oscillants. Holweck, cette même année, prend une position de précurseur en laissant la vision mécanique en faveur du tube cathodique.
EKSTROM a l'idée de l'éclairage punctiforme qui consiste à placer le sujet dans l'obscurité et le balayer par un pinceau lumineux analyseur. Ce procédé permet à Baird d'améliorer son télévisor et d'obtenir des images cette fois reconnaissables de 1000 points sur 28 lignes et 12,5 projections à la seconde. Cette même année, Denes von Mihal y utilise un petit oscillographe comme analyseur.

1927 Le Professeur français Holweck réalise la première réception de télévision sur oscillographe cathodique. Le balayage se fait à l'émission par deux miroirs oscillants commandés par bielle et manivelle . Le degré de définition horizontale est excellent bien que l'image n'ait que 36 lignes. Ce fut avec l'invention d'Holweck qu'on reconnut pour la première fois, très apparemment, la figure humaine sur l'écran du tube cathodique.
1928 BARTHELEMY donne une solution heureuse de la synchronisation par commande d'un oscillateur local à la limite d'entretien avec émission d'un "top" bref déclenchant un thyratron (tube à relaxations).
E. AISBERG crée, en France, une revue de télévision qui est la première en Europe.
1929 L'Américain JENKINS monte un analyseur avec prisme tournant et synchronisation par diapason. L'exploration de l'image se faisait par cercles concentriques et la modulation par cellule de Kerr.
1930 Perfectionnement de l'appareil de Barthélémy qui utilise une lampe cratère au néon donnant une image de 30x40cm, sur écran en verre dépoli.
Vers cette année(?),
KAROLUS améliorait la roue à miroirs de Weiller et obtenait une image de 250.000 points/seconde ayant 10x10cm, transmise 20 fois à la seconde sur 850 mètres de longueur d'onde. Le tambour à miroirs était synchronisé avec une précision de 1/100.000.
ALEXANDERSON utilisait également une roue à 24 miroirs et une source de 7 points en étoile réalisant une définition de 25.000 éléments par image,mais exigeant 7 voies de transmission.
M.TOULON préconise, le premier semble-t-il, l'exploration par lignes entrelacées qui évite l'effet de scintillement ou de vague ondulante.
1931 Henry DE FRANCE fait une démonstration officielle de la télévision mécanique au Havre.
VON ARDENNE réalise un téléviseur avec modulateur de lumière à vitesse variable; transmission des tensions de balayages, horizontal et vertical, par deux fréquences différentes sur la même voie.
1932 Premières émissions régulières du Service de la Radiodiffusion, Marc CHAUVIERRE propose aux candidats à la réception une solution mécanique comportant un disque à lentilles mû par un moteur asynchrone synchronisé.
Henry De France entreprend des émissions professionnelles sur 220 mètres de longueur d'onde et définies à 38 lignes. Elles sont reçues à 500 kilomètres et au-delà; le poste d'émission est Radio-Normandie.
Deux autres émissions sont faites sur longueur d'onde moyennes, l'une avec le procédé de Barthélémy, 17 images/sec., 30.000 cycles de bande passante et 30lignes; l'autre avec le procédé Baird, 12,5 images/sec. et 13.000 de bande latérale.
BEDFORD et PUCKLE créent un émetteur et un récepteur à intensité lumineuse fixe du spot et vitesse variable de balayage.
1933 Le système H. De France atteint 120 lignes transmises en ondes très courtes.
Les émissions de Baird continuent, utilisant à cette date une "cellule mécanique" comme modulateur de lumière. Il s'agissait d'un des systèmes
Lorentz-Korn,comportant un simple fil métallique entre les pôles d'un électro-aimant et occultant plus ou moins le passage de la lumière. Ce dispositif de grande inertie mécanique ne pouvait dépasser 12.000 périodes-secondes, d'où son abandon ultérieur en télévision.
1934 Mise en oeuvre du multiplicateur d'électrons de Zworykin et FARNSWORTH, lequel amplifie des millions de fois les plus petits courants photoélectriques. L'iconoscope de Zworykin permet d'atteindre une définition de 450 lignes et plus avec 50 images à la seconde si l'on veut. Le multiplicateur d'électrons utilisé par Barthélémy lui permet d'atteindre un rapport de 160 entre le signal et le bruit de fond.
1935 Premières émissions en France sur 180 lignes. Le poste de Paris-Télévision comporte le studio rue de Grenelle, le poste émetteur H.F., pilier sud de la tour Eiffel et 4 antennes au sommet de la tour alimentées par un feeder de 330 mètres de long. Le courant H.F., modulé par l'image, correspond à une onde de 8 mètres (37,5Mhz), la caméra de prise de vue est un simple disque de Nipkow à double spirale tournant à 50t/sec., l'obturation périodique d'une spirale étant assurée par un second disque. Les disques tournent en l'air à la différence des appareils allemands de cette époque dont les roues sont dans le vide, évitant le bouchage des trous par des poussières.
Ces émissions de 1935, assurées par le service des P.T.T. , sont remarquables en deux points: la réfrigération du studio et la prouesse technique du câble feeder. L'éclairage total de la scène atteignait en effet une puissance de 48.000 watts avec dissipation de chaleur gênante et même dangereuse pour les artistes. Un conditionnement d'air (température et humidité) bien conçu résolvait pour l'avenir cet inconvénient.
La solution adoptée pour le transport de la modulation du studio à l'émetteur fut également une belle mise au point. La bande de fréquence à transporter allait en effet de 25 à 500.000 périodes par secondes, difficile à transmettre sans atténuation excessive. En modulant avec des fréquences une onde porteuse de 160 mètres (1,87Mhz), on réduisit l'écart des bandes latérales à moins d'un octave, avec une distorsion de phase négligeable. Le câble coaxial utilisé était naturellement blindé, protégé par de nombreuses couches et même tenu sous pression intérieure pour éviter toute introduction d'humidité.
La première installation comportait un récepteur de contrôle au pied de la tour et l'émetteur fonctionnait avec 2kw. distribués par quatre doublets verticaux aux angles de la tour.
Dès 1935, un poste plus puissant est en construction au pilier Nord pouvant fournir aux antennes une puissance de 10kw., soit 25kw. au pied du feeder, ce dernier réalisé par un double tube de cuivre concentrique au diamètre intérieur de 12 cm. Les dimensions de l'image sont dans le rapport de 6x7. Le nombre d'images de 25 à la seconde. Le synchronisme double assuré par le secteur et l'onde porteuse pour les signaux de fin de ligne et d'image, la fréquence de synchronisme de ligne est donc 60x25=1500 hertz.

Les émissions de 1935 sont reçues jusqu'à 50 km de distance optique, c'est à dire sans obstacle visuel trop important.
L'Angleterre commence ses émissions régulières depuis l'Alexandra Palace à Londres.
L'Allemagne,outre un système de visiotéléphonie fonctionnant avec fil sur quelques lignes, dispose de deux postes émetteurs, l'un à Brocken dans le Hartz,l'autre à Feldberg dans le Taunus.
L'Italie, qui a suivi le mouvement de près, monte des stations à Rome, Turin et Milan.
En cette année, est institué le Centre International de Télévision.
En même temps que Paris-P.T.T., Radio-Lyon émet plusieurs fois par semaine sur une longueur d'onde de 215 m. 4 et 162/3 images par seconde,définition 30 lignes.

1936 Henry De France ,en compagnie de CAHEN,continue ses transmissions professionnelles dont les caractéristiques sont devenues 120 lignes, 25 images et 10m. de longueur d'onde. Leur analyseur électronique de télécinéma va jusqu'à 405 lignes, donnant une image noir et blanc de 21x24cm.
Un de ces appareils fonctionne au studio des P.T.T., l'autre sur un autocar privé.
En Amérique, M. David SARNOF,Président commun de la R.C.A. et de la National Broadcasting Company, donne l'impulsion à des émissions expérimentales du sommet de l'Empire Building. Elles rayonnent dans la région New-Yorkaise, au profit d'amateurs et de professionnels, dont le nombre ne cesse decroître. Allen B. DUMON concurrent de la R.C.A. améliore le tube cathodique.

1937 Exposition de Paris: la définition est portée à 440 lignes et la fréquence d'émission initialement de 46 mégahertz passe à 42Mhz. Le son est émis sur 46Mhz (précédente fréquence d'image).

1938 La station de New-York de l'Empire Building commercialise sa diffusion et atteint 40 à 50 milles de portée (60 à 75 km).
1er juillet : fixation des normes de télévision.
Toutes les nations développent leur effort. La station CKAC de Montréal passe commande d'un émetteur avec studio à la R.C.A. de New-York. Les programmes diffusés dans 12 salles de Montréal sont surtout faits d'actualités et de film américains.


1939 L'Angleterre est en compétition de vitesse avec les U.S.A. pour l'exploitation commerciale de la télévision. Le 23 février 1939, les spectateurs du cinéma Monseigneur de Londres peuvent assister à un match de boxe se déroulant dans une autre ville pendant la projection même. L'écran a 7x6pieds (250x200cm.), l'appareil est du type Scophony et donne une image sans scintillement et d'une stabilité absolue. Le spectacle est si vivant que les assistants manifestent bruyamment pour encourager les boxeurs. Devant un tel succès, les deux grandes firmes londonniennes de cinéma Odéon et Gaumont décident d'équiper la totalité de leurs salles. Des objections sont toute fois soulevées par la B.B.C. relativement à la question des droits d'auteur et même concernant la réception sur grand écran, sur lesquels des projections excellentes ne peuvent être encore la règle absolue. Les services de la Radiodiffusion craignaient ainsi, à bon escient, de détourner le public de la télévision par des expériences prématurées.

1940-41 Voici quelques postes en service à cette époque

FIN













 

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